Passivité des Africains face aux enjeux de la péninsule coréenne

Depuis le sommet historique et l’accord signé le 12 juin 2018 à Singapour entre les présidents américain Donald Trump et Nord-Coréen Kim Jong-un en faveur d’une «dénucléarisation complète de la péninsule coréenne», dont le processus sera défini lors de négociations ultérieures, aucune avancée significative n’est notée par rapport aux modalités pratiques. C’est pour décrisper la situation que, entre le 18 au 20 septembre, les deux dirigeants nord et sud-coréens se sont rencontrés pour discuter de questions parmi lesquelles, «les mesures pratiques» à prendre pour dénucléariser la péninsule.

Selon l’agence officielle nord-coréenne KCNA, Kim Jong-un avait réitéré sa volonté de dénucléarisation de la péninsule et accepté de fermer définitivement certains sites bien que ces mesures soient jugées dérisoires par certains observateurs.

En Afrique, les chefs d’Etat africains évitent d’entretenir des relations diplomatiques avec la Corée du Nord, suivant ainsi le mot d’ordre des Nations Unies. Seule la Mauritanie a ouvertement, mais timidement, manifesté son amitié envers la Corée du Nord suite aux menaces de sanctions des Etats Unis d’Amérique contre ceux qui violeraient les résolutions de l’ONU envers ce pays. En effet, le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, après avoir participé au sommet Chine-Afrique au mois de septembre 2018, a fait un détour en Corée du Nord  pour assister aux cérémonies de commémoration du 70e anniversaire de la création de cet Etat qui a vu le jour en 1948.

Alors que les négociations sont dans l’impasse quant à la dénucléarisation de la péninsule, on note l’absence de débat à ce sujet dans les média et la rue, et le désintéressement des pays africains comme si la menace d’une guerre qui pourrait embraser le monde ne les concerne guère, oubliant que l’Afrique a aussi été le théâtre de la seconde guerre mondiale durant laquelle sa jeunesse a payé un lourd tribut et certains pays ont été bombardés.

Si elle veut dire son mot et participer activement à la marche de ce monde, n’est-il est pas grand temps que l’Afrique sorte de sa torpeur face aux enjeux géopolitiques?

OICMA (Organisation d’Information et de Communication Multimédia Africaine)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.